5 poèmes de Gonzalo Millán

Le Chili, on le sait, est un pays de poètes. Cette lapalissade un peu générale, qui fleure bon le cliché où creuser des formules vides (« le Chili, terre de contrastes »), n’en reste pas moins exacte. Le XXème siècle n’aura pas été avare, loin s’en faut, s’agissant de faire surgir des poètes remarquables dans ce que Roberto Bolaño appelait le « pays-couloir ». Un Bolaño qui, s’il fut indéniablement meilleur romancier que versificateur, n’en connaissait pas moins un rayon sur la poésie mondiale. Et forcément sur celle de cette longue frange de terre qui – que cela lui plaise ou non – restait son pays natal. Il n’a jamais cessé de revendiquer, comme un blason ou un emblème, l’influence déterminante sur son œuvre et sa pensée de la poésie de Nicanor Parra, probablement le poète chilien et hispanophone le plus important de la seconde moitié du XXème siècle. Ailleurs, c’est Enrique Lihn qui sert de personnage à une nouvelle.

Continuer à lire … « 5 poèmes de Gonzalo Millán »