Portraits de poètes n°1 : Robert Frost

I never dared be radical when young
For fear it would make me conservative when old.

Je n’ai jamais osé être radical dans ma jeunesse                                                                                      De peur que cela ne me rende conservateur dans ma vieillesse.

L’œuvre de Robert Frost est un classique qui prend la poussière sur les rayonnages de la bibliothèque du Congrès et dans les manuels scolaires américains où il est trop souvent dépeint comme un poète rural et existentialiste. Découvert par des poètes et critiques britanniques, il a pourtant été un personnage public et célébré dans son pays natal. Invité de nombreuses et prestigieuses universités américaines, il a même participé à la cérémonie d’investiture de John F. Kennedy pour lequel il a lu « The Gift Outright ».

Robert Frost est pourtant un homme qui cultive la discrétion. Loin d’être marqué par une soif de reconnaissance, son parcours public est ponctué de retraites et d’exils volontaires. Professeur, à la formation universitaire chaotique mais brillante, il est aussi devenu fermier autant par nécessité financière que par volonté d’échapper aux carcans académiques. Loin des fastes de New York ou des grandes villes américaines, il s’enracine en Nouvelle-Angleterre. Son œuvre et  sa vie sont intimement liées au New-Hampshire et à ses paysages familiers dont il s’attache à décrire la rudesse et la beauté.
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